Au marché
26 03 2008Tags : cuisine, tradition
Catégories : Africa, Afrique, côte d'ivoire
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Ce samedi matin, je vous propose comme toute les semaines la rubrique saveurs locales. Nous avons goûté l’Attiéké, le Tiep Bou dien version boeuf. Voici un plat qui au côté de l’Attiéké poulet est un des classiques de la cuisine ivoirienne: le Poulet Kédjénou.
Je vous le présente ici servi avec du riz blanc, une aubergine africaine (comme nous en avons déja mangé avec le Tiep) et un peu d’alloco (plantains rissolés).
La semaine prochaine une nouvelle raison pour laquelle je suis accroc à la cuisine ivoirenne.
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This Saturday morning, I offer you as every week to enjoy the local cuisine. We have tasted Attiéké, Tiep Bou dien beef version. Here is another dish that sits alongside Attiéké Chicken as one of the great classics of Ivorian cuisine: Chicken Kédjénou.
It is here served with white rice, African aubergine (we had already last week with Tiep) and a bit of alloco (fried plantains).
Next week I’ll give you a new reason why I’m addicted to the local cuisine.
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Le proverbe bambara dit:
“Chaque filet d’eau a son chemin.”
Alors que le proverbe gabonais dit:
“Le fleuve fait des détours parce que personne ne lui montre le chemin”
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“Every trickle of water has its own way.”
As the Gabonese saying goes:
“The river makes detours for no-one shows it the way.”
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Sources: Evene & Aryen/Asialain.
Note: Would you like to suggest a better English translation, please leave a comment.
A cette occasion, je vous invite à consulter cet article présentant quelques portraits de femmes ivoiriennes dans toute leur diversité.
Sur le même site, toujours très util, vous trouverez un lexique de la rue ivoirienne.
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On the occasion, let me draw your attention to this article picturing Ivorian women in all their diversity.
On the same site, a phrasebook for Ivorian street slang.
MISE A JOUR: Le 4 avril, jour de l’indépendance du Sénégal, j’ai eu l’occasion de goûter un véritable Tiep Bou Dien.
Après le billet que j’ai posté la semaine dernière sur l’Attiéké, je me suis dit qu’il serait intéressant de faire de cette rubrique cuisine un rendez-vous récurrent.
Le Tiep Bou Dien est une recette traditionnelle de riz au poisson du Sénégal. Hier, nous avons mangé une version de ce plat. Notre repas consistait de Tiep (riz et pois) servi avec du boeuf en sauce (ail et oignons) et des légumes du marché (carotte, navet, gombo, aubergine africaine, manioc bouilli, chou blanc, courgette rouge). Bien entendu, une préparation de piments piquants était au menu pour titiller nos papilles.
Comme dessert, nous avons mangé un gâteau au café et ananas tout droit sorti du four.
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UPDATE: On 4 April, Senegal’s independence day, I would have the opportunity to taste a genuine Tiep Bou Dien.
After last week’s post on Attiéké, let me move on to another example of traditional cuisine.
Tiep Bou Dien is traditional rice and fish dish from Senegal. Yesterday, we ate a version of this traditional recipe. Our meal consisted of Tiep (rice and peas) served with beef stew (garlic and onions) and bouiled vegetables (carrots, turnip, gombo, African aubergine, cassava, cabbage, red courgette). And of course, a mix of mashed red pepper was there to make it all a little hotter.
As a dessert, we had a freshly baked ananas and coffee cake.
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Le proverbe ivoirien dit:
“Quand deux éléphants s’affrontent, c’est l’herbe qui souffre.”
Alors que le proverbe swahili dit:
“Quand deux éléphants s’affrontent, c’est l’herbe qui souffre.
Quand ces deux éléphants font l’amour, l’herbe souffre toujours.”
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“When two elephants fight, it’s the grass that suffers.”
As the Swahili saying goes:
“When two elephants fight, it’s the grass that suffers.
When the same two elephants make love, the grass also suffers.”
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Sources: Espy’s Journal & Hank Eso in The Impartial Observer, 2005.
Voici l’Attiéké poulet grillé, le plat national de Côte d’Ivoire. On le surnomme le couscous national. La farine d’Attiéké est de la semoule de manioc.
C’est de la farine d’Attiéké au poulet grillé servi avec de la sauce rouge (tomates, piments) et des oignons crus. Léger, et épicé. Un simple délice.
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Here’s the Attiéké grilled chicken, the national dish of Côte d’Ivoire. It is nicknamed national couscous. Attiéké is casava semolina.
The dish consists of attiéké flour served with grilled chicken in a red sauce (tomatoes and peppers) and raw onions. Surprisingly light and pleasantly spicy. A simple delight.
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Voici une de ces histoires sympathiques. Je n’ai pas pu vérifier les sources, mais voici d’où viendrait le nom d’Abidjan selon l’encyclopédie collaborative Wikipedia :
Selon la tradition orale ébrié rapportée dans le Dictionnaire encyclopédique de la Côte d’Ivoire, le nom d’Abidjan, Abijean* à l’époque, serait né d’un quiproquo. La légende raconte qu’un vieil homme revenant de son champ, les bras chargés de branchages probablement destinés à la réfection du toit de sa case, rencontra sur son chemin un explorateur européen en perdition qui lui demanda le nom du village le plus proche. Le vieil homme ne parlant pas la langue de l’homme blanc crut comprendre que celui-ci demandait ce qu’il faisait en ces lieux. Terrorisé par cette rencontre inattendue, il s’enfuit en criant : « n’tchan m’bidjan », ce qui signifie en langue ébrié : « je viens de couper des feuilles ». L’homme blanc crut avoir eu la réponse à sa question et consigna consciencieusement sur son bloc-notes Abidjan.
* Beaucoup d’habitants utilisent toujours, phonétiquement, l’expression Abijean pour désigner le nom de la ville.
L’article en question cite la sources suivantes: Le grand dictionnaire encyclopédique de la Côte d’Ivoire, de R. Borremans (1986).
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Here’s a nice story I haven’t had the opportunity to cross reference. Here is according to the french version of the encylopedia that anyone can edit, Wikipedia the origin of the name Abidjan:
According to verbal ébrié tradition cited in the Dictionnaire encyclopédique de la Côte d’Ivoire, the name Abidjan, then Abijean*, originates from a misunderstanding. The legend says an old man on his way back from the field the arms full of branches, probably collected to fix the roof of his shelter, would encounter a European explorer lost on the way. The explorer would ask for the name of the closest village. The old man, not able to speak the language of the white man, would think the explorer asked what the old man was doing. Frightened by this unusual encounter, the old man would flee while shouting “n’tchan m’bidjan”. The meaning of which in ébrié language is “I just picked some leaves”. The white man would naively think he had an answer to his question and would scrupulously keep in his notebook the name Abidjan.
* Most locals still use to the day the phonetically correct designation, Abijean to name the city.
The article would cite the following source: Le grand dictionnaire encyclopédique de la Côte d’Ivoire, de R. Borremans (1986).
Les Fanico, les blanchisseurs d’Abidjan.
Dans le nord de l’agglomération Abidjan, on trouve le parc national (ou forêt) du Banco. A l’aurée de la forêt, tout au bout d’un bras de lagune, en contrebas de la grand route, on rencontre chaque jour les Fanico. Ils sont dans l’eau chaude jusqu’à la taille et brassent le linge pendant des heures sous le soleil. Les Fanico sont les blanchisseurs d’Abidjan.
On leur donne ce nom en raison du savon de Marseille qu’ils utilisent. La savon Fanico est produit par la société Cosmivoire, une entreprise locale implantée à Abidjan depuis 1974.
Qu’ils soient Burkinabé, Guinéen, ou Nigérien, les blanchisseurs sont pour la plupart des étrangers. Les Fanico demandent entre 25 et 50 CFA la pièce de vêtement.
Après avoir lavé et rincé le linge dans l’eau de la lagune, les Fanico font sécher le linge à même le sol. On ne voit alors plus un carré d’herbe ni de terre, ce qui offre aux yeux une étrange mosaïque de couleur tout alentour.
Un jour, je vous montrerai ces couleurs.
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Fanico, Abidjan’s launderers.
In the north of Abidjan metropolitan area lies the Banco national parc (a.k.a. Banco forest). Everyday, on the edge of the forest, at the tip of a narrow water band, below the motorway, one can find the Fanico. Everyday, they are in the waist high warm water, laundering for long hours under the sun. Fanico are Abidjan’s launderers.
Their name, Fanico, comes from the bar of soap they use. Fanico soap is produced by Cosmivoire, a local business operating from Abidjan since 1974.
Be they from Burkina Faso, Guinea Conakry or Niger, launderers are mostly foreigners from the region. Fanico typicaly ask between 25 and 50 CFA per piece of clothing.
After laundering and rincing the clothes in the lagoon water, they dry them on the ground. The drying items offer a rare mosaic of colors around since no patch of grass or dirt remains to be seen.
Some day I will show you these colors.
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Le vendredi au boulot, c’est “Boubou day”. A cette occasion, les collègues musulmans et certains autres enfilent leur tenue traditionnelle.
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Friday at work is “Boubou day”. On the occasion, muslim colleagues and others wear their traditional dress.
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