Concilier économie et environnement à Pékin et Abidjan ?

16 03 2008

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L’économie et le respect de l’environnement sont compliqués à concilier. Si l’on favoriser l’un, on bénéficie rarement à l’autre.

L’entreprise coloniale européenne à laquelle a contribué mon pays a laissé une marque indélébile, tout particulièrement sur ce continent. Aujourd’hui, comme le développait la RTBF dans un reportage récent, c’est la Chine qui fait la une des journaux tandis qu’elle s’engage à son tour dans une entreprise d’exploitation des ressources de l’Afrique. De manière peu consensuelle, The Economist, le magazine britannique titre cette semaine sur les nouveaux colons. Mais à travers la création d’une industrie lourde, ces nouveaux colons mettent également leur propre pays en danger.

Dans ce contexte, voici un passage emblématique exprimant la contradiction entre l’exploitation immédiate des ressources nécessaire à soutenir la croissance importante du pays et les dommages potentiels à long terme sur l’environnement:

Pan Yue, un vice-ministre représentant l’appareil de surveillance de l’environnement du gouvernement, pense que les coûts infligés par la pollution chaque année équivalent à 10% du Produit Intérieur Brut.

Lisez la suite de l’article.

Accédez à la page de The Economist sur la Chine si vous souhaitez en savoir davantage sur ce pays, ou consulter les articles parus récemment à ce sujet.

Toujours sur le sujet du difficile mariage entre industrie et environnement, le premier quotidien ivoirien Fratérnité Matin, publie ce samedi un article sur la pollution dans la lagune ébrié sous le titre Peut-on encore sauver la baie de Cocody ? Voici un extrait:

La lagune ébrié est devenue un grand cloaque. Elle reçoit toutes sortes de déchets, mettant en péril ses plans d’eau qui, pourtant, contribuaient à la beauté d’Abidjan. La baie de Cocody est malade. Elle se meurt chaque année un peu plus, sans que grand-chose soit fait, pour la tirer des griffes de la pollution qui l’étreignent quotidiennement. Le plan d’eau qui le constitue en subit un rétrécissement sans précédent, qui inquiète et révolte à la fois les environnementalistes, et singulièrement les spécialistes des écosystèmes marins. Un couvert végétal colonise progressivement sa surface en s’étendant sur des superficies non négligeables désormais. Asphyxiant du coup toute vie interne de ce milieu naturel.

Lisez la suite de l’article.

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How to reconcile economic growth and respect of the environment?

The European colonial enterprise my country took part in left a clear mark, particularly on this continent. Nowadays, as was recently developed in a RTBF TV report, it’s China that makes the news as it begins an enterprise of exploitation of Africa’s natural resources. Controversially, The Economist opens this week on The New Colonialists. But through heavy industry these new colons also put their own country in jeopardy.

In this context, here’s an interesting excerpt where the contradiction between rapid industrial exploitation to sustain the country’s growth and long term environmental damage is most obvious:

Pan Yue, a deputy minister at the government’s environmental watchdog, believes that the costs inflicted by pollution each year amount to some 10% of GDP.

Read The Economist article.

Access The Economist country page on China where you’ll find more on the country and recently published articles.

On the subject of the difficulty to reconcile industry and environment, the first Ivorian daily Fratérnité Matin, publishes this Saturday an article on pollution of the ébrié lagoon under the title Can we still save Cocody bay? Here’s an excerpt:

The ébrié lagoon has become a vast cesspit. It gathers all sorts of waste, putting in jeopardy its waters who used to contribute to the beauty of Abidjan. Cocody bay is sick. It dies every year a bit more…

Read on.




Toponymie

28 02 2008

Voici une de ces histoires sympathiques. Je n’ai pas pu vérifier les sources, mais voici d’où viendrait le nom d’Abidjan selon l’encyclopédie collaborative Wikipedia :

Selon la tradition orale ébrié rapportée dans le Dictionnaire encyclopédique de la Côte d’Ivoire, le nom d’Abidjan, Abijean* à l’époque, serait né d’un quiproquo. La légende raconte qu’un vieil homme revenant de son champ, les bras chargés de branchages probablement destinés à la réfection du toit de sa case, rencontra sur son chemin un explorateur européen en perdition qui lui demanda le nom du village le plus proche. Le vieil homme ne parlant pas la langue de l’homme blanc crut comprendre que celui-ci demandait ce qu’il faisait en ces lieux. Terrorisé par cette rencontre inattendue, il s’enfuit en criant : « n’tchan m’bidjan », ce qui signifie en langue ébrié : « je viens de couper des feuilles ». L’homme blanc crut avoir eu la réponse à sa question et consigna consciencieusement sur son bloc-notes Abidjan.

* Beaucoup d’habitants utilisent toujours, phonétiquement, l’expression Abijean pour désigner le nom de la ville.

L’article en question cite la sources suivantes: Le grand dictionnaire encyclopédique de la Côte d’Ivoire, de R. Borremans (1986).

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Here’s a nice story I haven’t had the opportunity to cross reference. Here is according to the french version of the encylopedia that anyone can edit, Wikipedia the origin of the name Abidjan:

According to verbal ébrié tradition cited in the Dictionnaire encyclopédique de la Côte d’Ivoire, the name Abidjan, then Abijean*, originates from a misunderstanding. The legend says an old man on his way back from the field the arms full of branches, probably collected to fix the roof of his shelter, would encounter a European explorer lost on the way. The explorer would ask for the name of the closest village. The old man, not able to speak the language of the white man, would think the explorer asked what the old man was doing. Frightened by this unusual encounter, the old man would flee while shouting “n’tchan m’bidjan”. The meaning of which in ébrié language is “I just picked some leaves”. The white man would naively think he had an answer to his question and would scrupulously keep in his notebook the name Abidjan.

* Most locals still use to the day the phonetically correct designation, Abijean to name the city.

The article would cite the following source: Le grand dictionnaire encyclopédique de la Côte d’Ivoire, de R. Borremans (1986).




Les Fanico de la forêt du Banco

28 02 2008

Les Fanico, les blanchisseurs d’Abidjan.

Dans le nord de l’agglomération Abidjan, on trouve le parc national (ou forêt) du Banco. A l’aurée de la forêt, tout au bout d’un bras de lagune, en contrebas de la grand route, on rencontre chaque jour les Fanico. Ils sont dans l’eau chaude jusqu’à la taille et brassent le linge pendant des heures sous le soleil. Les Fanico sont les blanchisseurs d’Abidjan.

On leur donne ce nom en raison du savon de Marseille qu’ils utilisent. La savon Fanico est produit par la société Cosmivoire, une entreprise locale implantée à Abidjan depuis 1974.

Qu’ils soient Burkinabé, Guinéen, ou Nigérien, les blanchisseurs sont pour la plupart des étrangers. Les Fanico demandent entre 25 et 50 CFA la pièce de vêtement.

Après avoir lavé et rincé le linge dans l’eau de la lagune, les Fanico font sécher le linge à même le sol. On ne voit alors plus un carré d’herbe ni de terre, ce qui offre aux yeux une étrange mosaïque de couleur tout alentour.

Un jour, je vous montrerai ces couleurs.

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Fanico, Abidjan’s launderers.

In the north of Abidjan metropolitan area lies the Banco national parc (a.k.a. Banco forest). Everyday, on the edge of the forest, at the tip of a narrow water band, below the motorway, one can find the Fanico. Everyday, they are in the waist high warm water, laundering for long hours under the sun. Fanico are Abidjan’s launderers.

Their name, Fanico, comes from the bar of soap they use. Fanico soap is produced by Cosmivoire, a local business operating from Abidjan since 1974.

Be they from Burkina Faso, Guinea Conakry or Niger, launderers are mostly foreigners from the region. Fanico typicaly ask between 25 and 50 CFA per piece of clothing.

After laundering and rincing the clothes in the lagoon water, they dry them on the ground. The drying items offer a rare mosaic of colors around since no patch of grass or dirt remains to be seen.

Some day I will show you these colors.

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Fanico.




Photo session #1

20 02 2008

Voyez ce que je vois en rentrant du travail. Le coucher de soleil sur la lagune.

*** Typical end of day sight, on the way home. Sunset on the lagoon.

Une première photo du “village”, la partie basse de la station dans laquelle on retrouve les logisticiens et une grande partie du support technique. Le village est l’endroit le plus pittoresque de la station.

*** A first photo from “the village”, the lower side of the station where logitics and the most of tech support personnel is located. The village is the most picturesque spot in the station.

Personne ne sait de quel arbre il s’agit. Est-ce un baobab ?

*** Noone knows what tree this is. Could it be a baobab ?