Toponymie

28 02 2008

Voici une de ces histoires sympathiques. Je n’ai pas pu vérifier les sources, mais voici d’où viendrait le nom d’Abidjan selon l’encyclopédie collaborative Wikipedia :

Selon la tradition orale ébrié rapportée dans le Dictionnaire encyclopédique de la Côte d’Ivoire, le nom d’Abidjan, Abijean* à l’époque, serait né d’un quiproquo. La légende raconte qu’un vieil homme revenant de son champ, les bras chargés de branchages probablement destinés à la réfection du toit de sa case, rencontra sur son chemin un explorateur européen en perdition qui lui demanda le nom du village le plus proche. Le vieil homme ne parlant pas la langue de l’homme blanc crut comprendre que celui-ci demandait ce qu’il faisait en ces lieux. Terrorisé par cette rencontre inattendue, il s’enfuit en criant : « n’tchan m’bidjan », ce qui signifie en langue ébrié : « je viens de couper des feuilles ». L’homme blanc crut avoir eu la réponse à sa question et consigna consciencieusement sur son bloc-notes Abidjan.

* Beaucoup d’habitants utilisent toujours, phonétiquement, l’expression Abijean pour désigner le nom de la ville.

L’article en question cite la sources suivantes: Le grand dictionnaire encyclopédique de la Côte d’Ivoire, de R. Borremans (1986).

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Here’s a nice story I haven’t had the opportunity to cross reference. Here is according to the french version of the encylopedia that anyone can edit, Wikipedia the origin of the name Abidjan:

According to verbal ébrié tradition cited in the Dictionnaire encyclopédique de la Côte d’Ivoire, the name Abidjan, then Abijean*, originates from a misunderstanding. The legend says an old man on his way back from the field the arms full of branches, probably collected to fix the roof of his shelter, would encounter a European explorer lost on the way. The explorer would ask for the name of the closest village. The old man, not able to speak the language of the white man, would think the explorer asked what the old man was doing. Frightened by this unusual encounter, the old man would flee while shouting “n’tchan m’bidjan”. The meaning of which in ébrié language is “I just picked some leaves”. The white man would naively think he had an answer to his question and would scrupulously keep in his notebook the name Abidjan.

* Most locals still use to the day the phonetically correct designation, Abijean to name the city.

The article would cite the following source: Le grand dictionnaire encyclopédique de la Côte d’Ivoire, de R. Borremans (1986).




Les Fanico de la forêt du Banco

28 02 2008

Les Fanico, les blanchisseurs d’Abidjan.

Dans le nord de l’agglomération Abidjan, on trouve le parc national (ou forêt) du Banco. A l’aurée de la forêt, tout au bout d’un bras de lagune, en contrebas de la grand route, on rencontre chaque jour les Fanico. Ils sont dans l’eau chaude jusqu’à la taille et brassent le linge pendant des heures sous le soleil. Les Fanico sont les blanchisseurs d’Abidjan.

On leur donne ce nom en raison du savon de Marseille qu’ils utilisent. La savon Fanico est produit par la société Cosmivoire, une entreprise locale implantée à Abidjan depuis 1974.

Qu’ils soient Burkinabé, Guinéen, ou Nigérien, les blanchisseurs sont pour la plupart des étrangers. Les Fanico demandent entre 25 et 50 CFA la pièce de vêtement.

Après avoir lavé et rincé le linge dans l’eau de la lagune, les Fanico font sécher le linge à même le sol. On ne voit alors plus un carré d’herbe ni de terre, ce qui offre aux yeux une étrange mosaïque de couleur tout alentour.

Un jour, je vous montrerai ces couleurs.

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Fanico, Abidjan’s launderers.

In the north of Abidjan metropolitan area lies the Banco national parc (a.k.a. Banco forest). Everyday, on the edge of the forest, at the tip of a narrow water band, below the motorway, one can find the Fanico. Everyday, they are in the waist high warm water, laundering for long hours under the sun. Fanico are Abidjan’s launderers.

Their name, Fanico, comes from the bar of soap they use. Fanico soap is produced by Cosmivoire, a local business operating from Abidjan since 1974.

Be they from Burkina Faso, Guinea Conakry or Niger, launderers are mostly foreigners from the region. Fanico typicaly ask between 25 and 50 CFA per piece of clothing.

After laundering and rincing the clothes in the lagoon water, they dry them on the ground. The drying items offer a rare mosaic of colors around since no patch of grass or dirt remains to be seen.

Some day I will show you these colors.

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Fanico.




L’orage sur Abidjan

26 02 2008

Photo de l’orage sur Abidjan vu depuis mon balcon hier soir, vers 21 heures.

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Photo of the storm over Abidjan as viewed from my balcony yesterday around 9PM.

L’orage sur Abidjan.



Nouvelles photos du Hash à Bingerville

26 02 2008

De nouvelles photos ont étés postées ici, une sélection ci-dessous.

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New pictures posted here, a selection below.

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Récolte de sève d’hévéa pour en faire du caoutchouc.
Collecting sap from rubber tree.




Photos du Hash à Bingerville

25 02 2008

Ce samedi, j’ai participé au 1327eme HHH Abidjan à l’aurée du Jardin Botanique de Bingerville, à l’Est d’Abidjan. Nous avons tous reçu un T-Shirt en souvenir.

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This Saturday, I took part in the 1327th HHH Abidjan on the edge of Bingerville Botanical Garden, East of Abidjan. We’ve all received a souvenir tee.

A 16 heures, on a sonné le clairon pour donner le départ de la randonnée.

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At 4 o’clock, the horn gave the signal for the start of the day’s trek.

Nous avons marché, certains ont même couru, à travers les palmeraies, puis les forêts d’évéas…

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We walked, some even ran, through palm tree then rubber tree forests…

A mi-chemin, nous avons fait une pause et nous sommes désaltérés.

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Halfway through, we took a well-deserved refreshments break.

Puis nous sommes repartis en chemin sous la chaleur tropicale.

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Then we walked some more in the tropical heat.

Sur le chemin, nous avons vu des vaches dans les fermes que nous avons longé.

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On the way, we saw cows in the farms we walked past.

Nous avons admiré le coucher de soleil sur la dense forêt tropicale.

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We have witnessed sunset on the dense tropical forest.

A l’arrivée, j’ai été baptisé après avoir accompli mon premier Hash. Oui oui, c’est bien un siège de toilette.

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Back at the base camp, I have been baptised after finishing my very first Hash. Yes, it’s a toilet seat.

Je suis conquis. Attendez-vous à lire davantage sur les prochains Hash ici…

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Expect to read some more on future Hashes in here…




Hash à Bingerville

24 02 2008

Ce samedi, bien m’en à prit de participer au Abidjan HHH Nº1327. Je ne connaissais pas du tout le concept. En deux mots, le Hash est une randonnée conviviale (marchée ou courue, au choix) organisée par un comité de volontaires. On en trouve partout en Afrique et dans 178 pays dans le monde.

Voici comment cela fonctionne à Abidjan. Chaque jeudi, le plan du Hash de la semaine est annoncé sur le site internet du Abidjan HHH. Le rendez-vous est ensuite fixé le samedi à 15h30 pour une randonnée de 12 à 15 kilomètres. Cette semaine, nous sommes allés à l’est d’Abidjan à l’aurée du jardin botanique de Bingerville. Nous avons marché jusqu’à la lagune nord puis sommes revenus au camp de base. Nous avons entamé la marche à 16 heures, avons fait une pause au bord de la lagune à mi-chemin, et sommes revenus au camp de base après le coucher du soleil, vers 19 heures. Evidemment, les coureurs sont rentrés au camp plus tôt. Certains même une heure plus tôt.

Quoi qu’il en soit, j’ai profité de l’occasion pour faire connaissance avec la nature entourant les lagunes ivoiriennes. J’en ai également profité pour prendre quelques photos de mes collègues marcheurs et coureurs, ainsi que de la nature environnante et de quelques personnes croisées sur le parcours.

Il y aussi ceux dont je n’ai osé tirer le portrait. Les gens du charbon. En effet, il semble que l’une des activités économiques complémentaires à l’aurée de Bingerville est la production de charbon. J’ai ainsi rencontrée ce jeune garçon, puis ce grand-père qui transportaient leurs sacs de jute remplis de charbon. Plus loin, j’ai rencontré deux garçons qui triaient les restes d’un arbre calciné. Au cour de la conversation, j’ai appris qu’il avaient abattus l’arbre la veille (la machette était encore plantée dans la frêle souche), y avaient mit le feu, et récoltaient le charbon produit. Encore un peu plus loin, j’ai rencontré un groupe de jeunes. L’une portait sur sa tête un plat rempli de boissons fraîches. L’autre poussait une brouette. Et le troisième portait un sac de jute remplit de charbon. Au moment où nous les croisions, le charbon a prit feu dans le sac. Dans l’urgence nous avons éteint le feu tous ensemble avec de l’eau puis du sable. Ils m’ont dit “Dieu vous garde”. Je me suis dit “Tant mieux pour moi”.

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This Saturday after work, I went for a trek in the forest with the local HHH group. I didn’t know the concept. I didn’t know there were Hashes all accross Africa and 178 countries in the world.

I got to meet loads of people, hashers as well as a handful of coal workers met along the route. It has proved to be definitely a healthy and friendly activity mixing evenly locals and internationals (both aid workers and settlers). I will do it again. It’s every Saturday afternoon they say. Arguably a 15 kilometer trek under the sun is the activity I’d need to purge my body from 6 days in the office with AC on.




Photo session #1

20 02 2008

Voyez ce que je vois en rentrant du travail. Le coucher de soleil sur la lagune.

*** Typical end of day sight, on the way home. Sunset on the lagoon.

Une première photo du “village”, la partie basse de la station dans laquelle on retrouve les logisticiens et une grande partie du support technique. Le village est l’endroit le plus pittoresque de la station.

*** A first photo from “the village”, the lower side of the station where logitics and the most of tech support personnel is located. The village is the most picturesque spot in the station.

Personne ne sait de quel arbre il s’agit. Est-ce un baobab ?

*** Noone knows what tree this is. Could it be a baobab ?




Vol 245 pour Abidjan via Monrovia

17 02 2008
[English message below]

Le 22 janvier 2008, j’ai reçu un message me demandant de me présenter à Abidjan, Côte d’Ivoire, dans les deux semaines. Heureusement, la bureaucratie aidant, ces deux semaines se sont quelque peu prolongées, ce qui m’a permit de boire quelques bières inconnues jusque là, de saluer mes amis et ma famille avant de m’envoler. Pour la petite histoire, j’ai du attendre deux bonnes semaines avant d’avoir confirmation officielle que l’invitation du 22 janvier était ferme et non négociable. Ces deux semaines d’attente m’ont paru une éternité. J’avais déjà annoncé la grande nouvelle à mes amis et ma famille. J’avais déjà fait mes adieux (façon de parler) à certains. Pourtant, j’avais encore cette petite gène dans l’estomac, ce sentiment que tout n’était pas encore fait.

Me voici donc à Abidjan pour quelques mois. Ce sera pour moi l’occasion de découvrir un pays et une région que je ne connais pas. Loin de ma famille (en Belgique et en Espagne) et de mon filleul que j’adore, je tiendrai à cette adresse un petit journal, un blog. Je profiterai de cette espace pour poster également quelques photos prises au cours de mes allées et venues dans celle que l’on nomma un jour le Paris d’Afrique de l’Ouest.

Et si vous souhaitez me donner des nouvelles, envoyez-moi un petit message à mon adresse de courrier électronique: prénom.nom[at]gmail.com.

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On 22 January 2008, I received an e-mail summing me to appear in Abidjan, Côte d’Ivoire, within two weeks. Hopefully, the pace of bureaucracy made these two weeks a little longer, thus allowing me to discover some new beers, as well as greet family and friends before taking off. For the record, I had to wait for roughly two weeks to receive a formal written backing of the initial invitation e-mail. Those two weeks seemed forever to me. I had already passed on the good news to friends and family. I had already greeted fareweel to some. Yet I still had this shadow of a doubt, this strange feeling in my stomach that it was all but done.

But here I am in Abidjan for a couple months. On the occasion, I will discover a country and a region I do not know. Away from my family (in Belgium and in Spain) and my godson I love, I will keep a blog at this address. Along the way, I shall post some photographs taken here and there in what was once called the Paris of West Africa.

Would you be willing to update me on your many endeavors or your everyday life, give me a shout using my e-mail address: firstname.name[at]gmail.com.